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Son histoire

Des souvenirs protohistoriques

La région fut certainement occupée dès la plus haute antiquité.
Une pierre à cupules estimée remonter à la période protohistorique a été retrouvée en 1893. Il s’agit d’un bloc adhérent au sol, garni de cavités artificielles, qui paraissent destinées à recevoir du liquide et à le conduire vers un petit bassin. On peut imaginer un lieu d’immolation où chaque famille pouvait recueillir le sang des victimes offertes en sacrifices.
Le nom de certains quartiers du village peut aussi évoquer cette occupation :

Autel au Dieu Baïgorix
Le lieu-dit PEYRECLAUADE dont le nom signifie « Pierre dressée » peut rappeler l’existence ancienne d’un mégalithe (menhir).
Le lieu-dit MONTJAUDET pourrait être une contraction de Mont de Jupiter.
Le nom du quartier LUCATET en allant vers Valentine dériverait de LUCUS : bois sacré.

La présence Romaine
La présence romaine à Labarthe est attestée par d’intéressants monuments :
Le musée de Toulouse possède un autel haut de 0,47m et large de 016m.
Un monument funéraire y est également conservé.
Mais les romains ont laissé également leur marque dans les Thermes de Labarthe et, surtout, la Tourraque.

L’écroulement de l’Empire Romain
De 406 à 4012, les germains puis les Wisigoths envahissent la Gaule.

 

La Vicomté de Lomagne (XIIᵉ et XIIIᵉ s.)
On ignore comment les vicomtes de Lomagne s’installèrent en pays de Rivière. On admet généralement que Labarthe-Rivière devait être rattaché à la châtellenie de Pointis de Rivière appartenant aux Vicomtes de Lomagne et qui se perpétua pendant un peu plus d’un siècle.

Labarthe-Rivière passe dans le domaine royal (1301)
Le roi Philippe IV le Bel avait des visées sur la Gascogne et le Languedoc.Dès le 10 décembre 1305, le roi renonça aux vicomtés de Lomagne en faveur de son fils Philippe, mais se réserva la seigneurie de Pointis-de-Rivière avec Labarthe-Rivière.
Dès lors, le roi entretint à Pointis-de Rivière un officier-châtelain, jusqu’à la disparition de la châtellenie vers la fin du XIVᵉ s.

Labarthe à la fin du Moyen-Age (XIVᵉ ET XVᵉ s)
A la fin du XIVᵉ s, Labarthe a sensiblement pris son emplacement définitif. La paix revenue, la vie reprit ses droits, la Guerre de Cent ans toucha à sa fin. Le village se repeupla.

Du XVᵉ s à la révolution, quatre siècles d’Histoire.
On dispose de peu de renseignements sur la vie du village, qui devait être celle de tous les autres villages de la région.Intégration définitive dans le royaume de France (1607). Dépendant du Nébouzan , le village se trouva inclus dans le royaume de Navarre. Or, en 1589, Henri III DE Bourbon, roi de Navarre et vicomte de Nébouzan , monta sur le trône de France sous le nom d’Henri IV. Il rattacha la Navarre à la couronne.
Mais le Nébouzan conserva une certaine autonomie dans la gestion de ses affaires.

Labarthe aux Etats de Nebouzan
Le Nébouzan n’a jamais été un pays souverain mais seulement un fief du Roi.Un consul siégeait dans chaque village. Voici les consuls de Labarthe-Rivière :

Consuls, Syndics et Maires de Labarthe-Rivière :

  • 1509 :                   Bertrand de Clarens, Bernard Lapeyrade, Jean Plassin.
  • 1516 :                    Bernard Lapeyrade, Jean Grand, Jean Duplech.
  • 1668 :                   Dominique Espenan
  • 1740 :                   Pierre Manaut
  • 1741:                     Jean Londres
  • 1743:                    Guillaume Cazaux
  • 1744:                    J. Faget, J. Bouillon, G. Gazave
  • 1745 :                   P. Fouque, J. Payrau, G. Artigue
  • 1755 :                   Etienne Dhios, J.Caplong, J.P. Cazaux
  • 1759 :                   Jacques Faget
  • 1760 :                   B. Gazave, J. Don, P. Lueux
  • 1761 :                    Jacques Peyres, J. louges, P. Ani
  • 1762 :                    E. Lasserre, J. Campeyre, P. Cazaux
  • 1763 :                   C. Bouche, J. Gazave, J. Cazaux
  • 1765 :                   B. Baque, B. Cazaux, S. Bèze, J.P Artigue
  • 1766 :                   A. Faget, J. Cazaux, J. Save
  • 1768 :                   Estrampes
  • 1769 :                   Bertrand Cazaux, Audureau, J. Louge
  • 1770 :                   Gandeur, Abadie, J.J Cazaux
  • 1772 :                   P. Bouche, C. Gazave, F. Cazaux
  • 1773 :                   A. Bize, J. Payrau, J. Clouzet
  • 1774 :                    P. Bouche, B. Cazaux, J. Peyres
  • 1775 :                    A. Fouque, P. Lapeyrade, P. Plassin, L. Dore
  • 1776 :                    J.B Beauclou, J. Peyres, G. Campet, J. Lapeyrade
  • 1777 :                    P. Cazaux, J. Luenx, B. Lapeyrade
  • 1778 :                    C. Gazave, J. Cazaux, B. Bize
  • 1779 :                   Hugues Dhios, B. Campet, F. Payrau, P. Dufour
  • 1780/1781 :        J. Faget, J. Cazaux
  • 1784 :                   J. Gazave, J. Londres, Ch. Cazaux
  • 1785 :                   J. Gazave, G. Estrampes, J. Espagno
  • 1787 :                   J. Faget, Dupleich, Estrampes
  • 1788 :                   Dominique Bouche, G. Payrau, J. Dhios
  • 1790 :                  Dominique Bouche, G. Payrau, J. Dhios, P. Lapeyrade

Le registre des délibérations de l’Assemblée communale débuta le 08 janvier 1744.

La Vie Communale au XIXᵉ Siècle
Le premier registre des délibérations du conseil communal qui suivit la révolution ne débuta qu’en 1812.
La vie communale demeura celle d’un village rural avec ses propres problèmes.
Les finances communales semblaient saines et bien gérées par exemple les comptes de l’année 1817 etaient arrêtés  comme suit :
Recettes……..3611,24 F   Dépenses……22752,10 F

Les Maires de Labarthe-Rivière :

  • 1792/1793 :                        Jean Faget
  • 1793/1794 :                        Beauclou
  • 1800/1807 :                        Pierre Bergougnan
  • 1808/1812 :                        Faget
  • 1812/1815 :                        Jean Dupleich
  • 1815/1821 :                        Guilhaume Beze
  • 1821/1831 :                        Jean-Marc Bergougnan
  • 1831/1832 :                        Dupleich
  • 1832/1838 :                        Jacques Bouche
  • 1838/1848 :                        Bergougnan
  • 1848/1852 :                        Jean Dupleich (Président de la commissuion Municipale
  • 1852/1855 :                        Bergougnan
  • 1855/1856 :                        Bouche
  • 1856/1869 :                        Jean-Pierre Batmale
  • 1869/1870 :                        Cazaux
  • 1870/1875 :                        Bouche
  • 1875/1876 :                        Cazaux
  • 1876/1882 :                        Bouche
  • 1882/1900 :                        Raymond Artigue
  • 1900/1904 :                        Jean-Marie Cazaux
  • 1904/1919 :                        Jean Plassin
  • 1919/1925 :                        Jean-Marie Cazaux
  • 1925/1935 :                        Pierre Payrau
  • 1935/1946 :                        Jean Grand
  • 1946/1957 :                        Cdt Joseph Cazeneuve (dédédé le 25 août 1957)
  • 1957/1959 :                        Jean Dhios, 1 er Adjoint assure l’intérim.
  • 1959/1977 :                        René Dufo
  • 1977/2014 :                        Arsène Dupuy
  • 2014/ aujourd’hui :         Claire Vougny

Personnalités

Dominique Pourtau

Il est né à Labarthe-Rivière le 10 février 1785. Emigré en Amérique du Sud, il s’engage dans l’armée du Général San Martin où il gagna les galons de sergent. Il fut tué en Argentine à la bataille de San Lorenzo le 3 février 1813. En 1950, à la demande de la Société historique « Evocativa Argentina », la rue où se situait sa maison familiale fut dénommée « Allée Dominique Pourtau » pour perpétuer son souvenir et celui des « autres enfants de Labarthe émigrés en Argentine ».

Camille Rigal

Il était un enfant de l’Assistance Publique élevé à Labarthe-Rivière. Engagé dans la resistance, il fut tué au maquis de Mailhan (Gers) lors du combat du 7 juillet 1944 qui opposa les maquisards aux forces allemandes et au cours duquel 84 résistants laissèrent leur vie.
Le « Chemin Camille Rigal » a été baptisé en souvenir du jeune résistant.

Le journaliste Albert Londres

Albert Londres ,journaliste et écrivain français est né le premier novembre 1884 à Vichy. Il était le fils de Jean-Marie Londres, chaudronnier, d’origine gasconne, et de Florimonde Baratier, d’une famille bourbonnaise.Son grand-père était colporteur , né à Labarthe-Rivière. Albert Londres est mort le dans l’océan indien.